Ecrit par le 22,Jan,2015 dans Blog, Mouvements littéraires | 0 commentaire

histoire des mouvements littéraires

 

 

 

 

 

 

 

Le Moyen Âge et l’amour courtois au XIème siècle :

 

Historiquement le moyen âge commence à la chute de l’empire romain 476 ap JC et se termine 1453 lors de la prise de Constantinople par les Turcs.

 

D’un point de vue littéraire le moyen âge commence au XIème siècle avec la Chanson de Roland, une chanson de geste 1080 et se termine avec l’avènement de François 1er.

 

Les valeurs : l’honneur, la foi, le culte chevaleresque de la femme – le fin’amor, l’amour courtois codifié par le Roman de la Rose.

 

Le moyen âge est marqué par la guerre de Cent Ans. Les princes et l’Eglise règnent en hégémonie féodale.

 

– âge épique et courtois

– siècle de “saint Louis”

– L’âge d’or le XVème, avec Charles d’Orléans et François Villon

 

Le XVIème siècle et la renaissance, l’humanisme :

 

C’est un mouvement artistique et littéraire européen. Il naît en Italie un siècle plus tôt et la France va énormément s’en inspirer.

 

François 1er est la figure de proue de la Renaissance, la victoire de Marignan en 1515 amène le roi et les seigneurs à entrer en contact avec la renaissance italienne.

 

Humanisme est un mot européen naît dans les Eglises et les abbayes, sous l’influence de l’Italie.

 

L’humanisme c’est une philosophie optimiste de l’homme, il est au centre. Par opposition au protestantisme qui a une vision pessimiste de l’homme.

 

L’invention de l’imprimerie et la venue d’érudits grecs en Europe suite à la prise de Constantinople permet de redécouvrir et de diffuser les écrits gréco-latin et de remettre au goût du jour la culture antique.

 

On découvre également le Nouveau Monde, 1492 découverte de l’Amérique

 

La France veut rivaliser avec l’Italie en créant et enrichissant sa propre langue et sa propre poésie.

 

Naissance du mouvement de la pléiade, 7 poètes  avec Du Bellay et Ronsard.

 

Roman : Rabelais, une éducation humaniste

Poésie : La pléiade, l’Ecole Lyonnaise avec Maurice Scève et Louise Labé, et le courant protestant avec Agrippa d’Aubigné

 

 Le baroque au XVI et XVIIème siècle :

 

A la fin du 16ème siècle la France est  traversée par un courant de pessimisme dû entre autres par les guerres de religion entre les protestants et les catholiques. Il y a beaucoup de massacres et de morts.

 

Le baroque est un terme  péjoratif  à l’époque pour caractériser une esthétique foisonnante et irrégulière. Il se manifeste essentiellement dans les Arts et le pays  modèle est l’Italie.

 

Les valeurs :

– Le memento mori  = souviens-toi que tu vas mourir (les vanités : genre pictural avec un pot de fleurs, les pétales fanées qui tombent, une horloge, une tête de mort, la vanité des choses humaines).

– l’emblème : Circé, une magicienne, la maîtresse des métamorphoses

Et Le paon : l’ostentation.

– style : la fluidité, l’expansion, la profusion ; une écriture fleurie et ampoulée avec beaucoup d’images.

 

Une oeuvre baroque est à la fois l’oeuvre  et la création de son  oeuvre.

Exemple : Montaigne, Les Essais

Corneille, L’illusion comique

Agrippa D’Aubigné, Les tragiques

 

Le baroque ne respecte pas la bienséance.

 

Le classicisme se définit  par rapport au Baroque.

 

 

La préciosité au XVIIème siècle :

 

C’est une forme de baroque, elle s’étend  tout au long du XVIIème siècle.

C’est un courant qui touche spécifiquement la gente féminine. Chaque femme veut avoir son salon pour discuter de littérature, de philosophie ou de science. Par exemple le salon de Mme de Scudéry.

Chacun cherche à briller par un costume extravagant, par des manières affectées, par une subtilité affective, par un engouement pour la science. La préciosité diffuse un idéal de l’honnête homme.

Epuration de l’amour, respect des convenances, l’amour est romanesque, platonique, plein de coquetterie.

 

Molière critiquera ce mouvement  dans sa comédie de mœurs, Les précieuses  Ridicules.

 

 

 

Le classicisme au XVIIème siècle :

 

C’est une réaction au mouvement Baroque.  Il s’agit d’un retour à l’ordre à la raison à la sobriété à la rigueur à la mesure à la bienséance etc.

 

Les grandes figures du classicisme, les théoriciens sont :

 

Malherbes :

Il prône la pureté et la simplicité de la langue française, il condamne le langage  trivial, il préconise la sobriété et la contrainte.

Boileau le magnifie dans son art poétique “ Enfin Malherbes vint…”

 

Vaugelas : inspiré par Malherbes il  théorise la grammaire et la langue française dans son livre Théorie du bon usage.

 

Boileau : dans son Art poétique, reprend les textes d’Aristote et théorise les règles et contraintes de chaque genre littéraires, le roman, la poésie et le théâtre.

– refus des images outrées et métaphores prolongées

– pas de poésie ampoulée ou fleurie

– la technique poétique doit être rigoureuse

– le talent du poète repose sur sa maîtrise des règles et des contraintes. Il n’est pas  inspiré par les Muses comme les poètes de la renaissance.

– ni enjambement, ni hiatus, ni rimes pour l’oreille seulement (pour l’oeil et pour l’oreille).

 

D’un point de vue philosophique Descartes  dans son Discours de la  Méthode  introduit le rationalisme religieux. Cogito ergo sum. Il explique l’existence de dieu par une démonstration rationnelle.

 

 

 

Les philosophes des Lumières au XVIIIème siècle :

 

Le siècle de la raison et de la philosophie. On veut  remettre en question le savoir, le questionner, lui donner une perspective philosophique, loin des préjugés et de l’obscurantisme. Tout savoir doit être discuté.

 

L’encyclopédie philosophique, Diderot et d’Alembert

 

Il y a plusieurs articles qui définissent le savoir sous un angle philosophique. Le plus souvent on se protège de la censure pour critiquer les moeurs et le gouvernement de la monarchie absolu de droit divin. Exemple l’article Autorité.

 

La littérature questionne le savoir, la société, ses fondements etc.

Le conte philosophique: Voltaire

Le roman épistolaire: Montesquieu, Les Lettres Persanes

Les apologues et les essais philosophiques

Le théâtre : Marivaux, Beaumarchais ; naissance des droits d’auteurs, de la mise en scène.

 

Le siècle des lumières sera le ferment idéologique de la révolution française. Il va profondément influer sur les mentalités et ancrer une volonté de renouveau et de liberté.

 

 

Le romantisme au XIXème siècle :

 

Naît après la révolution française et débute avec le Consulat de Napoléon Bonaparte, 1799.

Au sortir de la monarchie on valorise l’individu, c’est l’expression du Je naissant  en quête de liberté d’absolu, d’exaltation, et de sens loin des voies dessinées par dieu.

 

Le héros romantique est un anti-héros, touchant, humain, imparfait, souvent dans l’échec, il ne parvient pas à ses fins.

 

Le XIXème siècle est l’âge d’or du roman, le roman est théorisé par Victor Hugo et Balzac, ce dernier est entre le courant romantique et positiviste.

 

En littérature Victor Hugo nous livre dans sa préface de Cromwell tous les fondements théoriques du romantisme : le mélange des genres, la rupture avec les règles classiques, la liberté de l’auteur, mélange des registres. Naissance du grotesque (le mélange du beau et du laid).

 

Le romantisme touche les trois genres, théâtre, roman et poésie.

 

 

Le roman balzacien et le personnage-type :

 

Balzac veut être un historien des mœurs de la société française de la monarchie de juillet au second Empire. Il crée la notion de personnage-type exemplaire de son milieu et de son époque. Inspiré de Lavater il reprend le principe de la physiognomonie tel que le portrait physique dépeint le portrait moral. Le milieu, l’individu. Il pose toujours le cadre spatio-temporel avant de mettre en place le portrait de ses personnages.

 

 

 

Le symbolisme en poésie au XIXème siècle :

 

On le remarque essentiellement en poésie, le fondateur en est Baudelaire qui introduit la notion de correspondances, il fait des rapprochements poétiques et mystérieux entre les couleurs, les sons et les idées. Baudelaire, Les Fleurs du Mal, Correspondances.

 

Le parnasse en poésie au  XIXème siècle :

 

Certains poètes comme Leconte de Lisle, Théophile Gautier fuient les valeurs du second Empire qui est un régime sous Napoléon III très censuré.

A défaut de s’engager on se réfugie dans une poésie formelle qui célèbre la forme au détriment du fond, la beauté esthétique du poème.

 

 

Le réalisme dans le roman et la nouvelle au XIXème siècle :

Au XIXème siècle, le réalisme est une réaction au romantisme. Il privilégie le genre du roman. Les auteurs concernés sont Flaubert et Maupassant.

On s’intéresse au petit peuple, on le dépeint. On créer une esthétique qui cherche à donner un effet de réel : les dialogues, le discours direct, indirect, indirect libre, le sociolecte, la focalisation interne.

 

 

Le naturalisme dans le roman à la fin du XIXème siècle :

 

Le roman est une expérience scientifique visant à démontrer que l’individu est déterminé par ses gènes, son milieu et son époque. On parle du petit peuple et des ouvriers. Zola s’inspire de la théorie du milieu.

Les Rougon Macquart de Zola racontent l’histoire d’une famille sous le second Empire

Le roman expérimental, Zola, en est le manifeste.

 

 

 

Le surréalisme  au XXème siècle :

Né après la première guerre mondiale. Le grand représentant est André Breton. Il commence dans les Arts avec le mouvement Dada, le Dadaïsme. On rejette la réalité et décide de la réinventer. “La terre est bleue comme une orange (Paul Eluard)”. Le surréalisme cherche également à faire parler l’inconscient au-delà de la censure de la raison.

L’écriture automatique se diffuse; de même on fait des poèmes à base de cadavres exquis. Les nouvelles découvertes de la psychanalyse introduites par Freud influencent énormément ce mouvement.

– René Char

– Paul Eluard

– André Breton

 

 

L’Absurde dans le roman et au théâtre au XXème siècle :

 

Il y a eu deux guerres, beaucoup de morts, les gouvernements se sont succédé, il y a une instabilité politique depuis de nombreuses années, cela conduit à un pessimisme sur l’homme et sur le sens de son existence.

– le théâtre de l’Absurde met en scène l’absence d’action et de communication entre les personnages. Il introduit une réflexion sur l’absence de sens dans la vie de l’homme

– Le roman décrit également cette absence de sens et la déconvenue humaine qui en résulte.

 

Camus, La peste, L’étranger (roman)

Ionesco, La cantatrice chauve, Les chaises (théâtre)

Beckett, En attendant Godot (théâtre)

 

 

Le nouveau roman dans la seconde moitié du XXème siècle :

Les chefs de file sont Nathalie Sarraute, L’ère du soupçon,  et Alain Robbe-Grillet, Pour un nouveau roman. A l’aune des de la relativité d’Einstein et de la découverte de la psychanalyse, on déconstruit le roman traditionnel théorisé par Victor Hugo et Balzac. Pas de psychologie, ni de description du personnage, pas de chronologie, l’histoire est morcelée. Le lecteur doit être actif et construire du sens.

 

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