Ecrit par le 3,Sep,2014 dans Blog, Fiches de méthode | 0 commentaire

lapoésie_clés de lecture

A-   Présentation du vers

 

1- Les différents types de vers

 

 

 

Vers pairs

L’alexandrin : douze syllabes

Le décasyllabe : dix syllabes

L’octosyllabe : huit syllabes

 

Vers impairs

L’ennéasyllabe : neuf syllabes

L’heptasyllabe : sept syllabes

 

Vers libres : on ne tient pas compte du nombre de syllabe. Ils apparaissent dès le XIXème siècle avec la poésie moderne (cf : la préface de Cromwell, Victor Hugo).

 

Verset : on reprend l’écriture du Verbe dans les textes sacrés.

 

 

2- La mesure du vers

 

Le “e” muet : il ne se prononce pas en fin de vers et avant un mot commençant par une voyelle; également devant un mot commençant par un “h”.

 

La diérèse : on compte pour deux syllabes deux voyelles voisines. Li/on

La synérèse : on compte pour une syllabe deux voyelles voisines. Lion

 

Le but est de respecter le nombre de syllabes de chaque vers de la strophe étudiée.

 

Tétramètre classique : 3/3/3/3 quatre périodes, unités de sens  de 3 syllabes

Trimètre romantique : ce sont trois périodes, unités de sens rythmiques dans un poème

vers en 4/4/4

 

 

3- Les sonorités du vers

 

Nature de la rime :

– rime féminine : elle se termine par un “e” muet

– rime masculine : pas de “e” muet en fin de vers

 

Qualité de la rime :

pauvre ( un seul son identique) : fou/vous

rime suffisante ( deux sons identiques ): zéphyre/lyre

rime riche (trois sons identiques) : cuistre/sinistre

 

Disposition de la rime :

plates : aabb

croisées : abab

embrassées : abba

 

Repérer les allitérations (répétition des consonnes) et les assonances (répétition des voyelles).

 

 

4- Le rythme des vers

 

La combinaison de la phrase et du vers n’est pas toujours réalisée.

 

– L’enjambement : la phrase d’un vers se prolonge au vers suivant

 

“ Tout va de pire en pire: les cités qui vivaient

Tranquilles ont brisé la foi qu’elle devait”

 

– Le rejet : une variante de l’enjambement. On rejette au vers suivant un élément court.

 

“Accrochant follement aux herbes des haillons

D’argent; où le soleil…”

 

– Le contre-rejet : le procédé inverse, un élément court d’un vers rejeté sur le vers précédent.

 

“Douces colonnes, aux

Chapeaux garnis de jour”

 

 

 

B-   Le nombre de strophes

 

 

Nombre de vers       

     Nom de la strophe

2

distique

3

tercet

4

quatrain

5

quintil

6

sizain

8

huitain

10

dizain

12

douzain

 

 

 

 

C- Les différents genres poétiques

 

 

Jusqu’à la période classique…

 

Le sonnet :

Introduit en France par Clément Marot au XVIème siècle. Deux quatrains, puis deux tercets avec au dernier vers un effet de chute, il concetto. Repérer le parallélisme de répétition et de construction entre les deux quatrains et entre les deux tercets.

Un genre poétique noble par excellence jusqu’à la période classique.

 

La ballade :

Ballare danser en latin. Une chanson à refrain appelé “envoi”

 

Trois strophes avec des vers en octosyllabes.

 Le rondeau :

Le poète le plus connu à l’utiliser est clément Marot au XVIème siècle. Il comporte quinze, treize ou douze vers.

 

Il est d’un seul tenant. Il est construit sur deux rimes seulement.

 

Le premier vers est repris à la fin du poème, il y a un effet de refrain.

Les vers sont en octosyllabes.

Il joue sur les calembours, les jeux de mots.

 

 

A partir du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui :

Depuis la préface de Cromwell de Victor Hugo on fait ce que l’on veut. On mélange les genres, les registres (Le sonnet Une charogne, Les Fleurs du mal, Baudelaire).

 

Apparition du vers libre, du vers en prose, du verset.

 

Plus que jamais puisqu’il n’y a plus nécessairement de rimes on joue  sur les sonorités, allitérations, assonances, parallélismes, etc.

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